L'Etat en action : la fabrique de l'action publique (chapitre 2)

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L'Etat en action : la fabrique de l'action publique (chapitre 2) par Mind Map: L'Etat en action : la fabrique de l'action publique (chapitre 2)

1. I / Une action collective ?

1.1. A. Acteurs du gouvernements, hauts fonctionnaires et subalternes

1.1.1. Evolution

1.1.1.1. Cercles du pouvoir

1.1.1.1.1. Catherine Grémion et le "milieu décisionnel central" détermine le cercle concentrique avec 4 cercle - 1 : acteurs qui peuvent trancher les arbitrages et régaliens soit président et son entourage - 2 : mettent en place ce qui a été décidé dans le cercle d'avant et défendent leurs intérêts sectoriels, ont un domaine d'action soit les ministres et leurs administrations - 3 : acteurs extérieurs comme les entreprises qui ont un domaine d'action et sont plus ou moins institutionnalisées - 4 : organes politiques comme le parlement qui modifient ou censure la décision ou l'action publique

1.1.1.2. Les sommets de l'Etat

1.1.1.2.1. L'administration, cabinets et grands corps

1.1.1.2.2. Les cabinets

1.1.1.2.3. Les grands corps soit la haute administration

1.1.2. Les acteurs politiques

1.1.2.1. Délimitation floue entre administration et politique, élues et politiques publique

1.1.2.1.1. Floue parce que de facto les acteurs administratifs et publics ont des charges gouvernantes (Eymeri).

1.1.2.2. Le rôle des élus

1.1.2.2.1. Agents représentatifs.

1.1.2.2.2. Election = ressource parce que donne une légitimité, forme de pouvoir symbolique et des positions décisionnelles ou exécutives mais aussi contrainte = volonté de se faire élire ou réélire qui déterminent des positions politiques

1.1.2.2.3. Action publique : un outil et une ressource politique parce que élection : se faire élire mais action publique : ressource pour se faire élire (dans ce cas, bilan et crédit potentiel pour un acteur) Donc action publique > marqueur politique voire identitaire pour se positionner

1.2. B. Les acteurs sociaux de l'action publique

1.2.1. Différents : experts, groupes d’intérêts ou individus & médias. Pas étatique dis parfois civils ou privés. Rôle pas forcément contre l'Etat. En quoi ils seraient légitimes ?

1.2.2. Acteurs intermédiaires

1.2.2.1. Entre l'Etat et les citoyens et l'Etat et les acteurs non-étatiques

1.2.2.1.1. Acteur à interface selon Nay et Smith dans Le Gouvernement du compromis (2002) : experts individuels, collectifs ou communautés épistémiques

1.2.2.1.2. Rôle devenu croissant : + transversal (+ de secteurs), enchevêtré (niveaux national, international et régional + privés et publics + agents qui peuvent circuler dans l'espace) et procédurale (contrat, partenariat)

1.2.2.1.3. Ressources individuelles = rôle crucial > scientifique (savoir, connaissance), social, politique et matériel > capacité de multipositionnalité (Crozier et Friedberg) ils ont un pouvoir supplémentaire parce qu'ils jouent sur différents espaces

1.2.2.2. L'expert

1.2.2.2.1. Savoir spécifique lié à un savoir-faire qui donne une expérience et une compétence particulière et distinctive Il est légitime d'intervenir

1.2.2.2.2. Figure pas nouvelle, c'était les savants ou les conseillers des princes mais transformation de sa figure et du recours à son expertise Exemple : GIEC répond à une demande du G7 de 1988

1.2.2.2.3. De plus en plus recours à l'expert, les hommes politiques doivent agir dans tous les secteurs d'activités pas ceux que régaliens Cela supposerait une omniscience qu'ils ne peuvent pas avoir ce qui les pousse à s'appuyer sur des recours et connaissance extérieurs

1.2.2.2.4. Mais pas une qualité intrinsèque : dépend des qualités et du fait de si on demande l'avis ou non Pas forcément un intermédiaire : existe que si on fait appel à lui > "capacité de traduction"= fait passer un savoir dans une arène décisionnelle, ne le produit pas Produit un savoir pratique et utilisable

1.2.2.2.5. Permet au politique de déléguer ses responsabilités et dépolitise son action

1.2.2.3. L'entrepreneur de politiques publiques

1.2.2.3.1. "Entrepreneur de normes ou de morales" H.Becker : considérer leurs compétences persos, savoir, charisme, influent Position dans la constitution Contexte dans lequel ils s'insèrent : selon Becker, entreprise normative et toujours située temporellement et géographiquement

1.2.3. Société civile et action publique

1.2.3.1. Société civile : terme large qui regroupe des groupes organisés, acteurs de nature très différentes. Groupes d'intérêts, assos, sectoriels

1.2.3.2. Font pas partie de l'Etat mais on leur demande de produire un savoir

1.2.3.3. Souvent utilisé pour désigner les auteurs en dehors de l'Etat mais sont à différenciés, renvoie à l'auto-organisation de la société hors du cadre étatique soit tous les citoyens qui ne sont pas du monde politique mais organisé

1.2.3.4. Polysémique : pas de cohérence, de consensus, acceptations différentes selon les états, la place et la perception sont dont variables, en France = ONG Construite socialement : pas un groupe cohérent avec des valeurs communes, ce sont DES sociétés civiles, acteurs et valeurs qui luttent pour imposer des valeurs dans cet espace

1.2.3.5. Groupes d'intérêts

1.2.3.5.1. Jean-Jacques Lagrove, Sociologie Politique (2006) > défendent une cause, des intérêts

1.2.3.5.2. Selon Michel Offerlé, ils prennent en charge des intérêts spéciaux, spécifiques et agissent en mettant la pression à l'Etat et vont travailler l'influence sur le pouvoir politique

1.2.3.5.3. 3 selons Hassentaufeul : catégoriels (intérêts exclusifs à un secteur, groupe social ou syndicat), conviction (valeurs universels, PMA), territorialisés (cadre d'action régional ou local)

1.2.3.5.4. Veulent pas le pouvoir mais peser dessus

1.2.3.5.5. Différentes stratégies : - travail de légitimation, de présentation de soi pour évacuer tout le caractère polémique d'une action ou d'un secteur (entreprise de sécurité privée) - conviction de l'opinion publique pour que le décideur agisse et s'occupe de cette question (mise à l'agenda - politiques sociales aux USA sont le résultat de mobilisations et revendications) - travail de recherche mené, souvent invisibilité dans le but de faire des données pour appuyer ou donner du sérieux aux but défendu (organisations synd) - production de témoignage éventuellement par des instances officielles pour cibler les citoyens ou l'opinion publique - développement de contacts politiques direct : RDV officiels ou officieux : influence directement sur le décideur, proximité sociale (K street à Washinton ou quariter européeen à Bruxelles)

1.2.3.5.6. Professionnalisation + institutionnalisation = activité plus encadrée

1.2.4. Participation des profanes

1.2.4.1. Moins organisés, pas de position institutionnelle mais veut influencer le cours de l'action publique Exemple : Gilets Jaunes

1.2.4.2. Associations de victimes des profanes, enfants atteints de maladie rares : citoyens concernés (exemple : Notre-Dame-des-Landes)

1.2.4.3. Alerter l'opinion publique, les médias concernant les soucis, obtenir des infos, demander une évaluation ou réévaluation d'une situation ou d'un projet

1.2.4.4. Souvent dans des domaines ou action publique incertaine, remise en cause > "controverses sociaux-techniques"

1.2.4.5. Pas politiques, issus de la société Pas de savoir spécialisé, technique Amateurisme supposé

2. Introduction : on s'intéressera au fonctionnement concret de l'action publique

2.1. Question de la centralité de l'Etat > est-ce qu'il a la maîtrise de sa politique ou non ? Sa place dans l'action publique ?

2.1.1. Question de l'intérêt général : il est le déterminent de l'intérêt général ? Cas échéant, quel intérêt et de qui ?

2.1.1.1. Ces questions renvoient au fondement de l'origine de l'action publique lié à l'Etat + le développement d'un monde incertain où les individus ont plus de capacité.

2.2. Yannick Barthe, Michel Callon & Pierre Lacoumes, Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique (2001)

2.2.1. La contrainte technologique a pris une place importante dans la société actuelle qui devient alors complexe avec des controverses socio-techniques.

2.2.1.1. Exemple : gestion des déchets nucléaires ou Internet.

2.2.1.1.1. Les conséquences sont : transformation de la gestion des problèmes publics : technologie = danger + solution.

2.3. Forums hybrides : nouveaux lieux d'action publique où se croise les agents de l'Etat, les experts et les individus > caractère démocratique de la décision remis en cause.